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 Veuillez décliner votre identité.

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MessageSujet: Veuillez décliner votre identité.   Jeu 23 Déc - 1:34


Firiel est actuellement engagée en RP…


EN COURS



TERMINÉ

  • /


ABANDONNÉ

  • /




… tout comme elle est engagée dans certaines relations.


Tsukasa Hishima : ♥♥♥



    Firiel est…

  • petite
  • mignonne
  • timide
  • courageuse
  • réfléchie
  • cultivée
  • agréable
  • sixième dans le classement des hunters
  • redoutable
  • rigoureuse
  • efficace
  • intransigeante
  • dévouée à Tsukasa-sama

Firiel aime…
  • Tsukasa-sama
  • Tsukasa-sama
  • Tsukasa-sama
  • Tsukasa-sama
  • Tsukasa-sama
  • Tsukasa-sama
  • Tsukasa-sama
  • Tsukasa-sama
  • Tsukasa-sama
  • Tsukasa-sama

Firiel n'aime pas…
  • … ?




Vous entrez dans une pièce sombre. Je ne sais pas qui vous êtes, ni pour quelle raison vous vous trouvez là. Mais le fait est que vous êtes là.
Vous apercevez un petit cahier bleu, noué en son milieu, d'un ruban horizontal couleur argent, savamment noué. D'un geste expert, vous le défaites et soulevez la couverture.

FLAP !

Quelque chose est tombé. Vous vous penchez et prenez entre vos doigts le papier glacé d'une photographie.

Spoiler:
 

Vous observez, pendant quelques secondes, la figure humaine figée. Puis, vous rangez votre trouvaille, et tournez la première page.
D'étranges petits points noirs sur blanc s'offrent à vous. Vous les effleurez ; ils sont en relief.
Vous déchiffrez le braille.


TOUTE VIE RENCONTRE UNE AUTRE VIE, POUR RENAÎTRE ET REVIVRE.

De nouveau, vous tournez la page.

Je m'appelle Firiel. Je suis la dernière descendante de la lignée Hanabashi. J'écris ici pour ne rien oublier de la personne que je suis, de la personne que j'étais et que je vais devenir, d'où je viens et où je vais, des personnes qui m'ont accompagnée et des personnes qui m'accompagneront.

J'ai actuellement 17 ans.


Le paragraphe s'arrête ici. Vous tournez la page.

Mon père se prénommait Tetsuya. Son épouse, ma mère, s'appelait Akina. Ils avaient respectivement 27 et 25 ans à ma naissance. Cinq ans plus tard, Yoru, mon frère, est né.
Nos conditions de vie étaient sommaires ; notre train de vie nomade ne nous autorisait pas le confort. Nous occupions, à nous quatre, ce que d'autres appellent, vulgairement, une « roulotte ». Pour moi, il s'agissait davantage d'un havre de paix. Nous nous déplacions rarement seuls : les Hanabashi ont toujours constitué des troupes solides et unies, et nous ne dérogions pas à la règle. Notre énergie était celle de nos chevaux. Qui va loin ménage sa monture, dit le proverbe. Ceci expliquait nos nombreuses escales dans les différentes villes du pays.
Une « way of life » désuète, disaient certaines personnes. Mais le réconfort d'un grand feu de camp, entouré des gens de votre famille proche et lointaine, vaut bien les « boîtes » dans lesquelles s'entassent les urbains.
Depuis le nuit des temps, nous sommes réputés pour l'efficacité avec laquelle nous remplissons les missions que l'on nous donne. Nous sommes des hunters ; nous traquons, chassons, tuons les êtes magiques, quels qu'ils soient, à condition que leurs noms figurent sur la « liste ».
Pourtant, je ne me rappelle pas d'une quelconque violence exacerbée ; les Hanabashi avaient certes le don de la chasse, mais ils n'étaient pas sanguinaires, ni cruels. Et, plus que tout, ils n'avaient pas pas connaissance du principe de « vendetta ».


LA JUSTICE PRIVÉE N'ADMET PAS D'ERREUR.

Vous passez à la page suivante.

Je ne me souviens pas de la nuit de Walpurgis de cette année-là, l'année de mes 15 ans.
Il me semble qu'à l'instant où il a lacéré ma tempe, un voile noir, opaque et lourd, est tombé. Et je n'ai jamais réussi à le soulever. Toutefois, il y a une parcelle, demeurée intacte, qui n'a jamais été couverte.
Il était pâle. Grand et svelte, mais sous ses vêtements, je devinais aisément sa musculature. Et ses cheveux étaient libres, voletant autour de son visage. Je crois que c'est la seule fois où, en ma présence, ils n'étaient point prisonniers d'un ruban. Un frisson m'a instantanément parcourue.
Peut-être parce que je craignais, dans les abysses de mon inconscience, qu'il ne me réserve le même sort qu'au vampire qui m'a attaquée.
Consciemment, cependant, je voyais le sang qui coulait sur lui, sans le gêner. Ce n'était pas le sien. Mon odorat avait d'ores et déjà capturé l'arôme de sa chair, sans égal. Et c'était bien cela qui m'effrayait : cet être supérieur, couvert de ces sangs qui étaient ceux de ses victimes. Ses mains se tendirent vers moi ; ma vue se brouillait.
Instinctivement, je me recroquevillais, alors que mes paupières laissaient échapper des larmes pourpres. Je n'avais plus la force de crier ; en réalité, je n'avais plus aucune force. Je reculais, ridicule, alors que ses bras puissants m'emprisonnaient.
J'avais alors pensé que c'était la fin, et qu'il allait me broyer.


« Rentrons. »

Contre toute attente, il rassemblait ses troupes. Il me souleva avec aisance, et se mit en marche, suivi de ses sbires, alors qu'il me portait contre son torse chaud, sous son manteau. Il ne m'adressa pas la parole, alors que je sanglotais dans le creux de son cou ; un cri de folie m'échappa mais personne ne réagit.
Nous avions marché longtemps, avant de rentrer dans une bâtisse qui avait son odeur, partout. Une demeure étouffante. Il me porta dans la salle de bains, retira son manteau et retroussa ses manches, avant de me dévêtir, ses grandes mains parcourant mon corps sans hésitation. À aucun moment, je n'ai saisi un seul geste déplacé. Il fit couler une eau tiède, dans laquelle il me plongea une première fois, avant de la renouveler, et de me savonner avec soin et vigueur. J'étais molle, et l'idée d'être un pantin entre ses doigts me révoltait, d'autant plus qu'il retenait son souffle afin de ne pas inhaler l'odeur de mon sang, mais j'étais morte de l'intérieur, et me refusais à un quelconque mouvement, sachant pertinemment que cet homme aurait le dessus. Enfin, il me tira du bain. J'étais propre, je le savais, je sentais bon, mais je n'y étais pas sensible. Je savais aussi que je ne verrai plus : tout était noir. Cet homme me sécha, toujours muet, continuant d'arpenter mon anatomie d'enfant. Il me passa une longue chemise sur les épaules, se souciant assez peu de couvrir le reste de mon corps, et m'allongea dans un grand lit, où je m'endormis quelques secondes plus tard.


REPARTIR DE ZÉRO.

Vous tournez la page.

Le lendemain, je me levais. Les rayons du soleil inondaient la chambre, mais mes membres gourds et mon corps insensibles ne ressentaient rien. Maladroitement, comme une chauve-souris projetée dans le zénith de l'après-midi, je parcourais la chambre de fond en comble et la passais au peigne fin. L'homme qui m'avait sauvée la veille pénétra dans la pièce alors que j'étais prostrée sur mon lit défait. Il tenta de poser sa main sur mon épaule ; à peine l'eut-il effleurée que je hurlais de terreur et reculais. Il se résigna aussitôt, déclarant simplement que mon repas se trouvait sur la petite table à écrire, près de la fenêtre. Il sortit.
Je m'approchais du plateau, qui dégageait une forte odeur de viande et de pommes de terre. Je n'y touchais que pour le renverser, brisant l'assiette, le verre, le plateau. Je tirais le rideau et retournais m'allonger dans l'obscurité.
Pendant plusieurs semaines, je refusais ainsi de m'alimenter et ne buvais que le strict minimum. Je maigrissais à vue d'œil, déjà mince par nature, et ma peau prenait des allures cadavériques. Mon état de santé devenait alarmant. L'homme ne venait plus me visiter. J'estimais enfin pouvoir mourir paisiblement, un soir, mais il fit irruption dans la pièce. Il s'était absenté de la demeure, m'ayant laissé au « bon » soin de ses domestiques ; il rentrait et apprenait enfin que je dépérissais. Il se précipita sur le lit, souleva le drap, et m'observa pendant quelques minutes, pendant lesquelles il sembla se calmer. Sa panique s'était éteinte aussi vite qu'elle avait surgi. Il disparut, mais revint rapidement, et s'asseyant près de moi, m'ordonna d'ouvrir la bouche. J'obéissais. Il glissa entre mes lèvres un bout de pomme.
Le lendemain, je coupais mes cheveux trop longs.


LE PÉCHÉ ORIGINEL.

Vous passez à la page suivante.

Je repris le sens du temps avec les repas. L'homme me nourrissait, refusant de me laisser sans surveillance la germe de vie qui pointait dans mon cœur. Mon corps eut plus de consistance au bout de quelques jours.
Il daigna enfin me tirer de ma chambre pour de brèves promenades dans son domaine. Plus le temps passait, plus je me fortifiais, plus ces balades, le plus souvent nocturnes, s'étiraient. Parfois, elles duraient une heure ou deux. Il veillait personnellement à ma bonne santé, et dès qu'il estima que j'étais suffisamment remise, il m'assit à un pupitre.
C'était un maître exigeant. Sévère. Intransigeant. Mais un bon maître. Et j'étais une élève assidue. J'apprenais à dompter la douleur d'avoir perdu ma famille, et la haine que je vouais à ceux qui l'avaient tuée. Je réfléchissais, le plus souvent seule, et ma rancune se dissipait progressivement, comme une brume qui s'évapore au lever du soleil. Je devenais lucide et ouvrais mes yeux à ce monde que j'avais renié pendant un an. J'ouvrais mes yeux à Tsukasa.
Tsukasa était une personne introvertie, mais qui possédait en lui, une infinie gentillesse. Je l'avais très vite compris, et c'était l'un des facteurs de mon dégoût premier à son égard ; j'avais longtemps pensé qu'il était responsable de la mort de mes proches et que son attitude était hypocrite. Il n'avait jamais dénié ces accusations muettes et implicites, mais s'efforçait de me prouver le contraire. Peut-être parce qu'il savait que les choses finiraient par se faire naturellement.
Il me mit un set de coutellerie entre les mains, tandis qu'en moi s'éveillait une étrange capacité. Après avoir entraîné mon intellect, il entraîna mon physique. J'étais alors une jeune fille dans la fleur de l'âge, forte, et il semblait décidé à me rendre parfaite.
Instinctivement, je me soumettais à son autorité ; j'arborais un uniforme identique à celui des domestiques du manoir, à l'exception que le mien, plutôt que d'être pourpre, était bleu Klein. Il disait qu'il m'allait bien. Je ne voyais alors pas de raison d'en changer.
Petit à petit, mon admiration grandissait. Mon affection allait aussi crescendo. Je dormais maintenant dans une pièce annexe à la chambre du maître et l'accompagnais dans tous ses déplacements, faisant figure de dame de compagnie cultivée, jamais maladroite malgré ma cécité, attirant ainsi la jalousie de certaines, la sympathie d'autres. Mais leurs jugements, au final, m'importaient peu : seul celui de Tsukasa-sama était important. Je ne devais écouter que celui-là.
Une nouvelle année est passée. Et aujourd'hui, le maître m'entraîne dans son sillage, à l'académie Klain.


Les phrases en braille s'arrêtent ici. Vous refermez le journal intime et renouez le ruban autour de celui-ci, avant de sortir : peut-être que de nouveaux chapitres seront ajoutés plus tard.

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