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 ■■ C'est un plaisir de discuter sans parler.

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MessageSujet: ■■ C'est un plaisir de discuter sans parler.   Sam 26 Avr - 23:53


C'est un plaisir de discuter sans parler.
PV AXEL HEARTLESS

Respirer. Courir. Se concentrer. S'oublier. Se vider la tête. Vide. Concentration. Perte de sa personne.

Ses pieds ne touchaient presque pas le sol. Avec une légèreté folle, elle courait. On pourrait presque dire qu'elle... Volait. Son souffle était lourd, mais sa peau restait pâle et blanche. Elle courait depuis longtemps, bien trop longtemps même. Le poids de l'air devenait lourd. Ses poumons la brûlaient. Ses oreilles lui faisaient un mal de chien. Pourtant, à la voir, on pourrait croire qu'elle a encore énormément de ressources. Sa vicitime, sa proie, nommez cela comme cela vous chante, quant à elle semblait s'essouffler de plus en plus, on jurerait qu'elle va s'effondrer d'une seconde à l'autre.

Cours.
Les arbres, le paysage défilait en arrière plan. Ses yeux étaient rivés sur sa proie, elle n'allait pas la laisser partir. Pas une seule seconde, elle en détachait le regard. Elle n'avait pas le droit à l'erreur, elle n'avait pas le droit à un seul faux mouvement. Respirer. Se concentrer, oublier la douleur, continuer de courir.

S'oublier.
Elle n'était plus Elsa. Elle n'était ni Klain, ni Kamatani. Elle n'était qu'un simple outil. L'arme, l'esclave de la société. Le larbin, qui fait le sale boulot, celui qui se salit les mains. Le seul à ne pas être puni pour ses crimes, oh non, au contraire, à en être récompensé même ! Plus il y a de cadavres qui s'entassent à tes pieds, plus la société te respecte. C'était ça, son travail. Se débarrasser de ce que la société nomme "les déchets". Faire le ménage en somme; être un héros en commettant des crimes pire que les criminels. Ce n'est même pas un travail qu'on choisit; on naît avec dans les veines. Alors oui, il faut s'oublier. Il ne faut plus réfléchir en tant qu'homme, mais en tant qu'arme, en tant que bête. Elsa, elle s'en serait bien passée. Son seul rêve est un monde de paix où les deux espèces pourraient vivre en paix. Après tout, elle est l'une d'entre eux. Elle aussi, de la magie coule dans ses veines. Elle aussi a tué des gens. Tellement qu'elle ne pourrait même plus compter le nombre de morts qu'elle a fait. Parce qu'elle n'assume pas ce travail. Elle le fait la tête vide, et oublie le tout la seconde d'après. Elle le sait, c'est irrespectueux; mais de ce travail, elle n'en voulait pas. Et avec le poids de ses victimes sur son dos, elle ne ferait même pas un pas; elle s'écroulerait sans jamais pouvoir se relever. Se noyer dans une marre de cadavres, c'est la dernière chose qu'elle souhaite.

Alors oui, aujourd'hui, elle est une arme.
La proie trébuche, à bouts de forces, elle tombe. Elsa s'arrête, et s'approche de celle-ci. Tout comme une tigresse s'approcherait de son gibier. Son pistolet en main, elle le pointe sur l'être magique à terre. Il semble être à court de mots, à court de souffle, à court de forces. Mais il n'a pas besoin de prononcer ne serait-ce qu'un seul mot, ses yeux parlent pour lui.

C'est un plaisir de discuter sans parler.
Dans ses yeux mouillés, Elsa y voit son reflet. Elle y voit aussi de la peur, de l'humanité. Une demande, une seule et unique demande : qu'on l'épargne. Il veut de la compréhension et de la pitié, Elsa le voit. Tout d'un coup, tout lui revient. Ses hésitations, ses peurs, ses émotions au complet lui reviennent. Elle revient à elle même. Elle n'est plus qu'une simple arme, elle est Klain. Elle est elle même. Elle ne peut plus prétendre qu'elle n'a rien fait, elle est devant les faits, devant son propre crime qu'elle doit commettre. Elle hésite, ses doigts n'arrivent pas à appuyer sur la gâchette. Ses mains tremblent. Tout son être tremble.

Comment mettre un terme à ce cauchemar éveillé?
Son souffle devient de plus en plus lourd, de plus en plus cadencé. Ses yeux se remplissent à leur tour de larmes, elle panique. Son visage se déforme sous le poids de la peur, il se creuse. Ses sourcils se froncent. Non. Elle ne peut pas faire ça. Elle baisse son arme, elle hésite. C'est son travail, elle est obligée. Mais elle ne peut pas. Elle ne veut faire de mal à personne. Elle ne peut pas---. Pas la tête pleine---.

La perversion n'est pas finie. Tout ceci sera achevé par cet instant meurtrier.
Et puis... Sa proie profite de ses faiblesses. Elle lui griffe la jambe. Elsa tombe. Elle commence de nouveau à courir. Sous la panique, Elsa lève son arme. Elle tire. Une fois. Deux fois. Trois fois. L'odeur du sang envahit l'air. Elle voulait juste arrêter sa proie, l'empêcher de fuir. Elle avait tiré sans réfléchir. Elle panique. Elle se relève, elle s'avance vers la victime. Elle veut vérifier si elle est encore en vie. Plus rien. C'est un corps sans âme. Ses yeux grandissent. Un cri de fait entendre. Le poids de l'air devient lourd. Ses jambes veulent la lâcher; mais avec le peu de forces qui lui reste, elle décide de fuir. Elle court, elle court sans s'arrêter. Elle ne sent plus la douleur; elle ne se rend pas compte que sa jambe saigne. Pourtant, cette horrible odeur de sang la suit. Ses mains sont pleines de sang. Sa robe blanche elle aussi est tâchée de sang. Sa jambe saigne. Son esprit pleure. Elle pleure. Son premier crime. C'était comme si c'était la première fois qu'elle tuait quelqu'un. Mais ça l'est, en quelques sortes. C'est la première fois qu'elle a conscience de ses actes.

Elle arrive dans un champs de fleurs. Une pluie de pétales roses arrose l'endroit. C'est le fameux cerisier. Elle trébuche; elle tombe. Dans ce champ de petites fleurs blanches, elle est une tâche. Elle est la tâche. L'impureté. Elle n'en peut plus. Elle pleure toutes les larmes de son corps. Elle ne peut plus bouger. Elle est apeurée. Ce regard, elle ne veut plus jamais le revoir. Elle ne veut plus jamais tuer personne. Elle veut un monde de paix. Pourquoi est-ce que c'est aussi difficile à avoir? Pourquoi?


L'air est lourd.

© Evyplevy - +900 mots

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