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  ■■ A barely breathing story

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MessageSujet: ■■ A barely breathing story   Jeu 6 Nov - 0:45


Fermer les yeux. Arrêter de respirer. Mettre un pied devant l'autre. Commencer à marcher. Le rebord est fin. On sent bien que de l'autre côté, il n'y a rien. Cette impression d'être un funambule pratiquant son spectacle devant le monde entier, et payer le faux pas de sa vie; elle est envoutante et excitante. Pendant quelques secondes, elle me permet d'oublier tout ce qui m'entoure. Elle me permet de me vider complètement la tête, et ne penser plus à rien à part mon bien être.

Et puis, d'un coup, je m'arrête. Devant moi se dresse un tableau singulier d'une couleur bleu nuit, parsemé de taches et jaunes qui se mélangent, qui dansent ensemble. De près, chaque vie semble avoir une importance capitale, pourtant de loin, chaque être vivant se ressemble, il n'est plus qu'une tache mobile qui bouge où bon lui semble avant de disparaître complètement. On dirait de vulgaires fourmis; c'est dans ces moments là qu'on se rend compte que si on en écrase une, le monde continuera malgré tout de tourner. Prendre de la distance me fait me rendre compte à quel point la vie est insignifiante et irrationnelle. Mais d'un autre côté, cette même distance me montre un tableau d'une vie idyllique où plus rien ne différencie les hommes entre eux. D'ici, on est incapable d’étiqueter les gens.

Et on ne voit plus l'horreur humaine.

C'est amusant d'observer la vie humaine du toit. Je m'assois par terre en boule, les genoux collées à ma poitrine, et retenus par mes mains; et j'observe le monde. Je laisse échapper un soupir. Cela faisait longtemps que je n'étais pas "sortie". Ca m'avait manqué. Décidément, je déteste les humains. Je les déteste de tout mon coeur. J'enfui ma tête dans mes genoux, et je soupirai à nouveau. J'en ai plus que marre de cette société de merde.

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MessageSujet: Re: ■■ A barely breathing story   Mer 4 Mar - 23:47


Des fois, il t'arrive de maudire tes yeux pour ne pas voir assez loin dans le noir. Des fois, il t'arrive de maudire ton corps pour ne pas réussir à être assez rapide. Dans ton genre, t'as l'air assez fier de toi. Mais en vrai, tu ne cesses de te maudire pour chacune de tes petites faiblesses. T'avais déjà la chance de faire partie de cette grande élite peu accessible, de ces chasseurs qui donnaient l'air de purifier le monde. Mais dans le fond tu n'étais qu'un simple humain qui avait juste la chance de pouvoir faire mumuse avec des armes un peu plus sophistiquées et dangereuses. Et ça, tu le savais.

Toutes les nuits, t'étais là, t'étais au taquet. T'allais chasser les monstres, les déviances de cette école; mais aussi les intrus. C'était dans le fond, un endroit pas si mouvementé que ça, au final des accidents, y en avait pas tant que ça. Les pires horreurs, c'était dehors qu'elles avaient lieu. Hors de ces murs, hors de ta portée. Dehors, tu ne chassais que le jour, soit disant parce que tu n'es encore qu'un gamin. Qu'un simple môme. Et là encore tu maudissais. Tu maudissais ton âge, tu maudissais tes faiblesses. C'était immature de ta part, et ça tu le savais. Mais tu ne savais juste pas comment t'en guérir.

Cette nuit là, t'allais faire un petit tour sur le toit. Car il le fallait bien. C'était là que, mine de rien, pas mal de choses se passaient. Ca s'étendait des petits délinquants qui allaient contempler la lune et les étoiles, aux tentatives de meurtre, passant par les suicides. Lorsque t'ouvris la porte, tu t'es retrouvé le visage déformé.  Pire qu'un masque de la comedia del'arte. C'était affreux. Elle était là, assise, comme si de rien n'était. Tu l'savais bien que cette gamine en face de toi, c'était la p'tite Kamatani. Parce qu'Elsa obéit aux règles. Parce qu'Elsa ne fait pas ça. Y a que cette enfoirée de Kamatani pour être là à une heure pareille. Il faudrait que t'arrives à te débarrasser de cette petite peste prétentieuse un de ces jours. Elle sent le danger à plein nez; et elle n'est que source d'emmerdes pour Elsa. T'en avais ras l'cul qu'elle soit là que pour la foutre dans la merde jusqu'au cou. Elle ne savait faire que ça de toute façon. Elle n'avait aucune morale, aucune pensée, aucune logique. Elle n'était rien d'autre que son rang de bête. C'était quasiment impossible de se dire que toutes les deux étaient à la base une même personne. Comme quoi l'éducation était une part importante au sein d'une bonne évolution de son enfant.

- Dégage sale garce, t'as rien à foutre là, tu vas encore lui apporter des emmerdes. Tu sais faire que ça de toutes manières.

Tu commençais à doucement lui balancer ton venin à la gueule. Naïvement, tu pensais qu'elle replierait peut être sa queue entre ses jambes, et rentrerait sagement; mais dans le fond, tu savais qu'elle allait repliquer, et c'était ça dont tu avais envie; que tu attendais avec impatience.


- - - - - - -



Je t'aime, Elsouille. ♥️ c:


 
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MessageSujet: Re: ■■ A barely breathing story   Sam 2 Mai - 21:36


Cela serait cliché de dire qu'une brise d'air frais est passée dans mes cheveux lorsqu'il est arrivé. Mais une brise est réellement venue annoncer son arrivée, comme dans les films. Fichue brise de merde, porteuse de mauvaises nouvelles. J'avais entendu ses pas lourds et indiscrets, je l'avais entendu ouvrir la porte - et la laisser se refermer violemment -, mais je n'ai pas bougé d'un pouce. J'sais pas, je m'étais peut être dit que si je ne bougeais pas, comme avec les animaux dangereux, il me croirait morte, et s'en irait. J'en sais fichtrement rien. La seule chose que je sais, c'est que j'avais envie d'être seule. Donc en soi, je n'avais pas envie de voir grand monde, pour ne pas dire personne. Et encore moins lui. Je ne me sentais pas bien. Je ne me sentais pas bien du tout. Je me sentais vraiment mal. J'avais envie de chialer. Et la dernière des choses que je voulais faire, après voir du monde, c'était me prendre la tête avec quelqu'un.

Sauf que bah lui, il s'est ramené, il était là, debout, derrière moi, et il ne pouvait pas s'empêcher de l'ouvrir tel le con qu'il est.

- Dégage sale garce, t'as rien à foutre là, tu vas encore lui apporter des emmerdes. Tu sais faire que ça de toutes manières.

Pas un bonjour, pas un bonsoir. Des insultes, de la méchanceté gratuite. Blasée. Il n'y a pas d'autres termes pour mieux décrire mon ressenti en ce moment même. C'était affligeant. Je relevai la tête, et  sans exprimer la moindre émotion, j'ouvris la bouche. Sur le moment, je me suis dit que me faire passer pour elle serait une bonne idée, il ne me lâcherait peut être pas la grappe, mais au moins il serait un peu plus doux, je pourrais m'en aller tranquillement, et tout irait bien dans le meilleur des mondes. Cependant, à ma grande surprise, je ne trouvais même plus les forces de rétorquer. Je balbutia. J'étais fatiguée. Toutes ces insultes, toutes ces réprimandes, c'était épuisant. J'en pouvais plus. Merde. Je pris une grande inspiration, et je décidai de l'ignorer, regardant vers le vide, la ville, et toutes ces petites lumières qui dansaient tranquillement au loin.

Bizarrement, alors qu'au début je pensais être intacte face aux événements, je découvris rapidement que ce n'était pas le cas. Petit à petit, je sentais le sang me monter à la tête. Sans même que je ne m'en rende compte, mon front se retrouva déformé par le froncement de sourcils, mon coeur battait plus vite, et j'avais beaucoup plus chaud d'un coup. En vrai, ça ne servait à rien de se mentir. Sa réaction m'avait blessée. Tout dans celle-ci m'avait blessée. Absolument tout. "Lui apporter des emmerdes". Il oublie assez rapidement que nous ne sommes qu'une personne, que nous avons les mêmes capacités, mais juste que nous ne nous en servons pas de la même manière. Je ne fais que ça? Mais je le sais bien, putain.
Je... Je- Je. le. sais. bien.

C'était con, mais voilà que je me mis à chialer. A cause de ça. A cause d'une phrase. C'était stupide. Je suis fatiguée. J'en ai marre de tout. De tout cela. Rapidement, j'essuyai mes larmes.

Brusquement, sans rien dire, je me retournai, me relevai, et lui sautai au cou.

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